En —, — entreprises sont nées au Grand-Duché et — ont fermé. Près d'une créée sur deux ne passe pas le cap des cinq ans, et — % démarrent sans le moindre salarié. Ce tableau de bord assemble les séries du STATEC publiées sur data.public.lu — démographie des entreprises, survie des cohortes, formes juridiques, coût du travail, faillites — pour répondre à une seule question : que faut-il savoir avant de fonder sa boîte ?
Le flux d'entrées dépasse le flux de sorties presque chaque année : le tissu productif luxembourgeois (— entreprises actives) ne cesse de s'étoffer. Mais la porte de sortie est large : en —, il s'est fermé — entreprises pour 100 créées. Attention aux niveaux récents : la refonte européenne du registre statistique (règlement EBS, appliqué à partir de 2021) gonfle mécaniquement créations et cessations — les comparaisons avec les années antérieures sont à manier avec prudence.
Sur 100 entreprises créées en —, — vivaient encore un an plus tard ; sur 100 créées en —, — seulement ont fêté leurs cinq ans. L'écart sectoriel est massif : le secteur le plus robuste (—) retient — % de ses jeunes pousses à cinq ans, le plus fragile (—) — % à peine. Dimensionnez la trésorerie en conséquence.
Chaque ligne est une cohorte différente (créées en —), toutes observées la même année — l'effet conjoncture se mêle à l'effet âge.
9 créations sur 10 sont tertiaires. Deux locomotives concentrent la moitié des naissances : santé-éducation-services personnels d'un côté, conseil et activités spécialisées de l'autre. À droite, le solde entrée/sortie : un taux de création qui dépasse le taux de disparition signale un secteur qui aspire des entrants — l'inverse, un marché qui se referme.
Prudence sur les extrêmes de — : le −6 pt de la finance (12,7 % de cessations, ×3 en un an) et le repli du transport doivent beaucoup à des reclassements du registre statistique, pas seulement à l'économie.
Un taux de création élevé dit où les entrants affluent ; la survie à 5 ans dit qui reste. Le croisement des deux départage les vraies terres d'accueil des pièges à entrants — beaucoup de naissances, forte mortalité. La taille des bulles : le nombre de créations —. Les pointillés : la moyenne nationale.
Lecture d'économiste : en haut à droite, la demande structurelle (santé, vieillissement, externalisation des services) absorbe les entrants ; en bas à gauche, des marchés matures à churn élevé où l'on remplace plus qu'on ne crée.
La Sàrl (y c. Sàrl-S « à 1 € ») domine le match des créations ; l'entreprise individuelle reste la voie d'entrée classique des indépendants.
des entreprises créées en — n'ont aucun salarié au départ, et — % en ont moins de cinq. Créer seul est la norme, pas l'exception.
Effectif moyen des entreprises créées en —, à la naissance puis cinq ans plus tard (— % d'emplois). Les embauches viennent après la survie.
— % des entreprises d'au moins 10 salariés sont « à forte croissance » (+10 %/an d'effectifs pendant 3 ans) — la croissance rapide existe, mais elle est rare.
Première embauche = premier choc budgétaire. Le coût employeur moyen (salaire brut + cotisations patronales) atteint — € par équivalent temps plein et par an tous secteurs confondus — de — € (—) à — € (—). Plancher légal : le salaire social minimum, indexé automatiquement.
Enquête quadriennale sur le coût de la main-d'œuvre (dernier millésime —) — les niveaux ont augmenté depuis avec l'indexation.
Le SSM est le plancher absolu de toute embauche — il suit l'échelle mobile des salaires (indexation automatique des salaires sur l'inflation, spécificité luxembourgeoise). Au coût salarial s'ajoutent les cotisations patronales (~12–15 %), déjà comprises dans le coût par ETP ci-contre.
Les faillites judiciaires — sous-ensemble des cessations — sont la seule série disponible jusqu'en —. Après un creux en 2022-2023, la série est remontée vers ses plus hauts : — faillites en —, soit — % de plus que la moyenne des années 2000-2019. La finance (fonds et holdings compris) paie de loin le plus lourd tribut, devant le commerce et la construction.
Avant 2016, comptage à la publication au Mémorial ; depuis, au registre LBR — la comparaison avant/après est indicative.
| Secteur | Actives | Créations | Part créations | Tx création | Tx disparition | Net | Survie 5 ans | Faillites — |
|---|
Économie marchande hors agriculture, administration publique et associations. « · » : périmètre non comparable (les faillites de l'éducation-santé-services personnels ne sont pas isolables dans la nomenclature des tribunaux). Taux de création/disparition = créations/cessations rapportées au stock d'actives ; net = différence, en points.
Créer est facile : — % du stock se renouvelle chaque année et une Sàrl-S s'ouvre à partir d'1 €. Rester est le vrai examen : — % des créées ont disparu avant leur cinquième anniversaire. La variable de décision n'est pas l'idée, c'est la trésorerie qui traverse la vallée — et les embauches viennent après la survie (— → — salariés en cinq ans).
En — : — mouvements bruts (créations + cessations) pour un solde net de — entreprises seulement. C'est la destruction créatrice à l'état pur : un marché fluide où l'échec est vite réabsorbé — sortir n'est pas un stigmate, c'est le mode de fonctionnement normal de l'économie luxembourgeoise.
Les secteurs qui aspirent des entrants sont portés par des forces lentes — vieillissement, externalisation, numérisation : éducation-santé-services (net — pt) et info-com (net — pt). À l'inverse, commerce, horeca et transport cumulent solde négatif et survie basse : on y remplace un sortant plus qu'on n'y crée un marché.
Premier CDI au salaire minimum qualifié : ≈ — € bruts par an, hors cotisations patronales — et — € au coût moyen national (—, avant indexations). C'est pourquoi — % du stock national n'emploie personne : au Luxembourg, le solo-entrepreneuriat n'est pas un échec, c'est le modèle dominant.